Recommandations et guide du parrain

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Recommandations pour les parrains/marraines

Les migrants accueillis que nous accompagnons viennent d’une autre culture.

  • Bien leur dire que dans nos villes on se guide par les noms des rues,
  • Informer votre filleul.e que son récit ne sera crédible qu’en précisant les lieux, dates et nommant et décrivant les personnes concernées.
  • S’il ne vous téléphone pas, c’est qu’il a peur de déranger d’une part, et d’autre part qu’il a besoin d’économiser ses unités. Sur ce point, faites l’effort vous-même de l’appeler une fois par semaine afin de garder le fil.
  • Assurez-vous d’avoir compris l’information et en retour d’avoir été compris. Reformulez à plusieurs reprises. Le français n’est pas sa langue maternelle, l’angoisse empêche parfois de comprendre. Essayez d’écrire les choses importantes et soyez attentif aux demandes non exprimées.
  • Les problèmes psychologiques dus aux persécutions, à la précarité, aux doutes sur les chances de régularisation ravivent les souvenirs traumatisants. Tout cela complique l’apprentissage des règles de vie ici.
  • Traumatisés, tendus ? Ils le sont tous, et ils ont besoin qu’on les aide à en parler. La sécurité sociale rembourse la consultation chez un psychiatre. Certains psychiatres apprécient d’avoir un contact avec le parrain.
  • Si votre filleul.e est régularisé, gardez le contact, il aura encore à faire face à beaucoup de problèmes.
  • Fréquenter des français : il serait souhaitable que chaque migrant ait une activité dans une association grenobloise. Certaines associations offrent des cours de français et parfois une possibilité de formation. Une promesse d’embauche fait partie des preuves d’intégration.

 OQTF : LETTRE RECOMMANDÉE

Si votre filleul.e craint de recevoir une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), et si la lettre vient de la préfecture, on dispose d’un délai 2 semaines pour retirer un recommandé à la Poste. Dites-lui de ne pas aller à la Poste un vendredi, certaines OQTF ont un délai de recours de 48 heures et il sera difficile pendant le week-end de contacter un avocat. Qu’il attende le lundi pour retirer le courrier recommandé, prévenir l’avocat et prendre rendez-vous avec lui.

Dans les autres cas, qu’il retire la lettre avant le RDV et aille chez l’avocat avec le dossier complet pour faire un recours. C’est essentiel.

CONSEILS POUR ÉVITER L’ARRESTATION QUAND VOTRE FILLEUL.E EST « IRRÉGULIER »

  • éviter les abords de foyers et de centres d’hébergement, se faire héberger par un copain en foyer est dangereux
  • dormir à une autre adresse que l’adresse officielle
  • se méfier des moyens de transport, surtout des gares
  • ne pas se déplacer sans ticket
  • ne pas se rendre seul à une convocation de la police, ou à une convocation en préfecture, même pour demander une réouverture à l’Ofpra
  • avoir sur soi l’attestation de dépôt de sa demande de titre de séjour, ou l’attestation de recours donnée par l’avocat ou le tribunal.

AU TRIBUNAL

C’est votre filleul.e qui conteste l’arrêté du préfet, c’est lui qui se défend. Si le juge pose les questions, il doit être convaincant : il ne peut pas retourner au pays. S’il est menacé de mort ou de mauvais traitements, il faut qu’il l’explique.

Certains juges ne posent de questions qu’à l’avocat, mais il peut demander la parole à la fin s’il a quelque chose à dire, le prévoir avec l’avocat.

VERS QUI VOUS TOURNER

Permanence APARDAP sur rendez-vous tous les mardis de 14h à 17h (Maison des Associations de Grenoble). Tel : 09 51 93 48 18, du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30

Permanence de La Cimade les mardis et vendredis matin (Maison des Associations de Grenoble).

Info droits migrants (service juridique de l’ADATE), Tel : 04 76 44 51 85, du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30

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