Qui sommes nous ?

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L’ASSOCIATION AUJOURD’HUI

Aux termes de ses statuts, l’APARDAP est « une association républicaine fondant son action sur la devise « Liberté, Égalité, Fraternité », elle est laïque, indépendante sans appartenance politique, communautaire ou religieuse ». Son champ d’intervention est le département de l’Isère.

L’association a pour objet général de favoriser l’accueil et l’insertion des étrangers migrants, ceux qu’elle appelle précisément des « accueillis ». Sont ainsi désignés les « demandeurs d’asile et de protection », qui ont été les premiers destinataires du parrainage, et les « demandeurs de titres de séjour », notamment ceux très nombreux, de très loin les plus nombreux, qui sont déboutés du droit d’asile.

Régie par la loi de 1901, l’APARDAP l’interprète dans le sens d’un fonctionnement collégial et participatif. Toutes ses instances sont ouvertes et les accueillis sont invités à y siéger activement. L’association compte 235 adhérents (en 2016), 80 bénévoles actifs et sa gestion administrative relève d’une permanente salariée.

Les ressources de l’APARDAP proviennent des cotisations des adhérents, des dons, des subventions, du mécénat. L’association a été reconnue d’intérêt général et les dons à l’APARDAP donnent lieu à une déduction d’impôt sur le revenu.

Après avoir conçu et développé, quelques années durant, le parrainage républicain des demandeurs d’asile, l’APARDAP s’est érigée en 2008 en association, dont les principaux axes d’action sont le parrainage et l’intégration des étrangers migrants.

De novembre 2002 à mai 2008, c’était un « groupe d’animation du parrainage de personnes demandant asile et protection à la France ».

Ce groupe, d’environ 10 personnes au début, dépendant de la « Coordination iséroise de soutien aux sans-papiers », elle-même affiliée à la Coordination nationale de soutien aux sans-papiers.

La coordination iséroise comprenait des délégués de plusieurs syndicats, de plusieurs partis politiques, de plusieurs associations d’aide aux migrants et des représentants des migrants.

C’est dans ces divers groupes que nous avons recruté des parrains au début et ils ont joué un rôle de collectif de parrains les premières années.

La coordination iséroise avait déjà fait un grand parrainage en 1998, démarche politique où étaient associés de nombreux élus qui ne se chargeaient pas des dossiers.

Fin 2002, voyant que la présidente du CSRA (Comité de Soutien aux Réfugiés Algériens) était débordée par les dossiers –c’était l’époque où les algériens arrivaient très nombreux-, nous lui avons proposé de créer un parrainage suivi, où chaque parrain l’épaulerait.

Ce faisant nous voulions allier les deux facettes du parrainage républicain : soutenir les personnes au cas par cas et demander une régularisation collective par des voies politiques.

Nous avons accompli un bon démarrage grâce à l’aide efficace du Secours Catholique, qui a dépêché à nos réunions une salariée très avertie de la situation. Elle nous a organisée une formation de parrains et marraines et les relations avec la presse.

Le groupe écrit une charte pour expliquer aux filleuls et aux parrains ce qu’est le parrainage.

Les engagements et la carte de parrainage nous sont fournis par la Coordination de la Drôme, mais les photos d’identité sont ajoutées par les représentants des filleuls de Grenoble.

Janvier 2003 : formation des futurs parrains-marraines. La suivent 80 personnes, issues de 22 associations.

Février 2003 : mise en relations de filleuls avec des parrains pour 160 parrainages (50 associations), 2 séances (matin et après-midi), 3 traducteurs (algérien, iranien, kurde), FR3, la presse, de nombreux élus étaient là.

13 juin 2003 : deuxième cérémonie de 60 parrainages « républicains » à la mairie de Fontaine, commune qui accueille 30 kurdes en grève de la faim pour obtenir leurs papiers – le maire et ses adjoints voulaient marquer le coup vis-à-vis de la préfecture.

À partir de là, les cérémonies se font en diverses mairies, avec des élus en écharpe.

5 décembre 2003 : troisième cérémonie à Eybens pour 45 parrainages.

Les années suivantes, nous avons fait régulièrement une centaine de parrainage par an. Mais il fallait sans arrêt trouver de nouveaux milieux où recruter. Nous avons vu avec joie se développer le RESF (Réseau Éducation Sans Frontières), qui nous a déchargés des familles dont les enfants sont scolarisées.

  • Dès 2004, des parrains et marraines se déclarent vite incompétents à l’égard des dossiers. D’où la création d’une permanence pour les conseiller, permanence où les parrains-marraines ne viendront pas mais enverront leurs filleuls, les filleuls amèneront leurs copains, et cette permanence deviendra vite un accueil de demandeurs d’asile et de déboutés.
  • Mars 2005, création d’un « réseau d’élus en soutien au droit d’asile ». Nous prenons l’habitude, grâce à une personne qui ne s’occupe que de ça, d’informer et d’interpeller une centaine d’élus
  • Rencontres avec des avocats
  • Mise en valeur des talents des migrants (sculpture, peinture, chant, théâtre)
  • Journée de rencontre parrains-filleuls (foot, chant, musique, repas en commun). La première journée a rassemblé 80 personnes.
  • Les jeunes de Concordia invitent à leurs sorties des migrants, ça fait plaisir !
  • Mais les « reconduites à la frontière » pleuvent (équivalent de l’OQTF). En juillet-août 2004, 45 reconduites de personnes que nous connaissons, dont 10 familles – très peu de recours ont du succès devant le tribunal administratif. C’est la traque des algériens. On les cherche à domicile, à la sortie des écoles la police se renseigne sur les mariages des irréguliers. Nous avons à convaincre les personnels de mairies qu’il ne faut pas prévenir la préfecture.
  • En 2006, une jeune marraine étudiante a réussi la promesse d’apprendre à lire et à écrire en 3 mois à sa jeune filleule analphabète.

26 mai 2008 : AG Statutaire

Cela devenait une nécessité pour essayer d’obtenir des subventions et engager un emploi salarié. Ce qui fut fait en 2009. Mais les salariés de 2009-2010-2011 n’ont pas de local, faute d’avoir une pièce à la MDA. Chapeau à ces salariés super militants !

INSTALLATION

2010 – Grâce à un bénévole très dévoué, nous mettons au point le flyer de l’APARDAP et un compte à part pour les aides aux filleuls, dits « dons ciblés ».

2010 – Expo photo de parrains et filleuls « Portraits de rencontre »

2010 – Organisation des commissions, avec des accueillis jusque dans la commission des finances. C’est une ruche aux multiples activités.

2011 – Édition du guide du parrain

juin 2011 – Fête du 1000ème parrainage depuis 2003, lâcher de ballons devant la Préfecture

8 février 2012 – Cérémonie spéciale où 25 élus régionaux parrainent 25 jeunes isolés lycéens.

2013 – 2014 – Atelier d’écriture qui débouche sur la publication d’un livre « Avant l’exil j’étais quelqu’un », donnant lieu à des lectures publiques, notamment dans les bibliothèques et à des représentations théâtrales

2015 – 2017 – Nouveau logo, nouveau flyer et nouveau site internet pour l’APARDAP

Réédition du guide du parrain et édition de 2 guides à l’intention des filleuls.es et des accueillis.es, l’un centré sur la vie quotidienne, l’autre sur la culture et la formation.

Création du groupe « Partage & découverte ». L’idée est de créer et partager des moments de rencontres, de loisirs, de sorties avec des accueillis. C’est l’occasion de leur faire découvrir le patrimoine sportif, culturel et naturel de la région.